Quelques propositions dessinées pour cheminer vers son bonheur. Méditation, pleine conscience, yoga, développement personnel, communication non violente..
mercredi 17 mai 2017
Ôter le masque...
Dans nos organisations, on attend de nous d'être fort, de laisser de côté notre vie personnelle, nos émotions et nos intuitions. Frédéric Laloux, dans son fantastique livre "Reinventing Organizations" parle d'un masque "mental, rationnel, plutôt masculin et tourné vers l'égo" que nous portons sans cesse.
Et si nous pouvions être tout à fait nous-même au travail, un être sensible, vivant des émotions multiples, parfois vulnérable, parfois invincible mais toujours authentique ?
mardi 16 mai 2017
Je choisis plutôt que je dois
(reprise article de mars 2016 avec un autre dessin en linogravure cette fois)
Parfois à la fin de la journée, j'ai le sentiment de n'avoir agi que par obligation : préparer les enfants en vitesse, aller au travail, préparer le repas le soir, lancer la lessive, donner le bain, ranger... Il peut être intéressant de lister toutes ces choses et de les étudier une par une : quelles sont les choses que nous sommes contraints de faire et pourquoi ? quelles sont les choses qui relèvent en réalité d'un choix et qui répondent à un besoin ?
Par exemple, cuisiner le soir répond à mon besoin d'apporter une alimentation saine à mes enfants. Dans cet exemple, je peux reformuler cette phrase comme ceci : "je choisis de cuisiner le soir pour nous donner de meilleures chances d'être en forme". Cela permet de moins le vivre comme une corvée et de me rappeler que c'est un choix et que je peux toujours faire autrement certains soirs (commander une pizza, ouvrir une boîte de conserve) si un autre besoin est plus fort (me reposer par exemple).
Avec cette liste, on pourra découvrir aussi qu'il y'a de choses que l'on peut modifier voire arrêter. Quand je me lève à 7h45 et que je suis contrainte par le temps pour préparer tout le monde dans une ambiance tendue, je réponds à mon besoin de dormir un peu plus. Mais si je trouve de l'insatisfaction, c'est que mon besoin d'harmonie est plus fort. Je pourrais alors choisir de me lever plus tôt, d'anticiper des choses la veille.
C'est important de comprendre pourquoi on fait les choses comme ça, pour répondre à quels besoins, comprendre aussi que nous avons toujours des choix. On peut se remémorer les raisons de ces choix et les besoins que l'on assouvis quand on se sent frustré par le quotidien. C'est plus positif de formuler les choses en positif "je choisis... parce que..." Pour aller plus loin : M. Rosenberg / Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) / chapitre 9
Avec cette liste, on pourra découvrir aussi qu'il y'a de choses que l'on peut modifier voire arrêter. Quand je me lève à 7h45 et que je suis contrainte par le temps pour préparer tout le monde dans une ambiance tendue, je réponds à mon besoin de dormir un peu plus. Mais si je trouve de l'insatisfaction, c'est que mon besoin d'harmonie est plus fort. Je pourrais alors choisir de me lever plus tôt, d'anticiper des choses la veille.
C'est important de comprendre pourquoi on fait les choses comme ça, pour répondre à quels besoins, comprendre aussi que nous avons toujours des choix. On peut se remémorer les raisons de ces choix et les besoins que l'on assouvis quand on se sent frustré par le quotidien. C'est plus positif de formuler les choses en positif "je choisis... parce que..." Pour aller plus loin : M. Rosenberg / Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) / chapitre 9
mardi 2 mai 2017
Lâcher de colibris
J'ai participé samedi au chant des colibris*.
Comme c'est bon d'être entouré de personnes engagées pour une société plus solidaire et plus humaine.
Alors aujourd'hui, je rêve d'un lâcher de colibris, je rêve que chacun ose libérer la part de colibri qui est en lui... Que chacun exprime sa part d'amour, de compassion, de créativité et d'espérance pour que demain le monde change de visage.
* Le mouvement des colibris repose sur la légende du même nom : Un jour, un grand incendie de forêt s'est déclaré, tous les animaux fuient sauf le colibri. Les animaux l'interpellent : "Hey, tu es fou, fuis vite, c'est trop tard, tu vas périr", et le colibri répond " je fais ma part" et va déposer sa goutte d'eau sur l'incendie. Que se passerait-il si chacun apportait sa goutte d'eau ?
samedi 22 avril 2017
L'appareil photo imaginaire
Cela consiste à capter dans le quotidien le beau, le touchant, l'émouvant et le fixer comme si on le prenait en photo.
Cela permet de changer sa vision du monde, d'apprendre à repérer, à focaliser sur les belles choses et laisser passer le reste...
Inspiration : Roman "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" de Raphaëlle Giordano
Cela consiste à capter dans le quotidien le beau, le touchant, l'émouvant et le fixer comme si on le prenait en photo.
Cela permet de changer sa vision du monde, d'apprendre à repérer, à focaliser sur les belles choses et laisser passer le reste...
Inspiration : Roman "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" de Raphaëlle Giordano
lundi 3 avril 2017
Qu'est ce qui nous guide ?
Qu'est ce qui nous pousse à agir ?
La peur ou l'envie ?
La peur de déplaire, la peur de l'isolement et de la solitude, la peur de manquer, la peur d'être différent ou d'être au contraire comme tout le monde, la peur de... ?
ou la confiance dans la vie, le plaisir, l'envie de...parce que l'on sent que c'est juste et cohérent pour nous à ce moment, pour notre chemin de vie ?
« choisir d’emprunter son petit chemin de traverse dessiné par le “j’ai envie”, plutôt que de continuer sur les grands rails des “il faut” » - Valérie Blanco
vendredi 24 mars 2017
Il y'a des périodes dans nos vies, lorsque notre système de pensée n'arrive plus à répondre à une situation donnée, lorsque notre vision du monde touche ses limites, ON FAIT LE POINT.
On ouvre les yeux sur nos vies, on prend de la hauteur et on cherche à se défaire de nos vieilles habitudes ou au moins à les questionner, pour réfléchir à ce qui est réellement notre élan de vie.
Qu'est ce qui me fait vivre ? Qu'est ce qui m'apporte de la joie ?
On ose se questionner, on cherche à comprendre tout : pourquoi je fais cela dans le fond ? pourquoi ce choix ? quelles sont mes priorités dans la vie ? qu'est ce que je cherche vraiment en agissant ainsi et est-ce la bonne stratégie ? quels sont mes vrais besoins ? pourquoi je fonctionne comme cela et pourrais-je fonctionner autrement ?
Période peu confortable, cela demande de se déconditionner, de remettre en cause ses certitudes, ses habitudes, bref, de sortir de se zone de confort pour inventer une nouvelle vision de notre monde.
C'est comme passer dans une machine à laver, on est secoué, ce que l'on croyait savoir s'effondre, on est vidé, essoré, plein de confusions et de doutes... et on même temps, porté par l'envie d'apprendre, de porter un regard neuf sur les choses, l'envie de progresser encore pour se rapprocher de son chemin de vie...
Jusqu'au prochain passage dans la machine à laver... :-)
jeudi 9 mars 2017
jeudi 2 mars 2017
Débrancher le mental...
Notre corps nous parle, il nous donne des informations utiles. Il nous fait savoir quand nous vivons quelque chose d'agréable, qui nourrit nos besoins ou quelque chose de désagréable qui n'est pas aligné avec ce que nous sommes ou ce dont nous avons besoin.
Le mental vient souvent parasiter, il veut comprendre, analyser, rationaliser voire raisonner ce qui se passe en nous. Ne vous êtes-vous jamais dit quelque chose du genre "ça ne sert à rien de t'inquiéter pour ça, tout va bien se passer" alors que tout le corps est en alerte et nous indique que "non tout de suite, ça ne va pas" ?
Le corps, notre guide, ne peut pas nous mentir. S'il parle, c'est qu'il y'a quelque chose qui se passe. Un besoin qui n'est pas nourri, alors là c'est plutôt désagréable (ventre noué, comprimé, sensation d'étouffement, douleurs...) ou alors un besoin très nourri (fourmillement, mouvement, chaleur dans le cœur ou dans les yeux...).
Quand on voit que là-haut ça s'agite ou ça dit quelque chose de contraire au corps, pouvons-nous accueillir nos sensations corporelles comme des guides ?
Apprivoiser l'émotion, chercher à la ressentir, à la localiser...
Quand je suis serein/énervé/agacé (...), où est-ce localisé ? comment ça fait ? comment ça évolue quand je l'écoute ?
Ces observations permettent aussi de se dés-identifier de l'émotion. Nous ne sommes pas colère, excitation, tristesse (...), mais cette émotion est présente en nous à un moment donné, et en même temps, il y'a de la place pour d’autres sentiments.
Et si c'est une émotion désagréable, une fois localisée dans le corps, puis-je l'envelopper de douceur, de réconfort, comme je le ferais pour un enfant qui pleure ? Et alors, qu'est ce qui se passe ?
Pour commencer, je peux prendre l'habitude de m'arrêter de temps à autre dans la journée pour juste écouter ce qui se passe dans mon corps, pour l'apprivoiser et lui donner un peu plus de place.
[Il n'est pas question de nier ici toute l'utilité du mental dans de nombreuses situations juste de reconnaître que parfois, il pourrait prendre une pause pour laisser le corps nous guider]
mardi 14 février 2017
Surfer sur les vagues
Les vagues sont nos pensées, parfois l'une d'entre elles nous paraît vraiment importante, on pourrait se sentir submergé et embarqué, d'autres plus petites, passent vite.
La méditation de pleine conscience, c'est apprendre à surfer sur les vagues, les accueillir, les laisser passer sans y plonger, se rappeler qu'elles ne durent pas, elles montent puis redescendent, elle viennent puis repartent.
* Citation de Joseph Goldstein
vendredi 10 février 2017
" Arrête de tester sur moi le truc de la CNV, je me sens comme un rat de laboratoire !"
Dans son texte sur les écueils de la CNV*, Mikki Kashtan évoque les difficultés que peuvent rencontrer ceux qui débutent en CNV. Celle-ci demande de la pratique avant que ce processus devienne naturel. Or, sorti(e) de formation, dans notre enthousiasme, on a tous très envie de l'utiliser avec ses proches, pour se connecter ou pour s'entraîner ?
Alors, on s'entend rétorquer des phrases du type "qu'est ce qui t'arrive, pourquoi tu parles comme ça ?" "arrête d'essayer ce truc sur moi !"
Mikki Kashtan propose de pratiquer dans un groupe de pratique avant, de demander l’autorisation d’essayer autre chose, de s'adapter au contexte... On peut aussi prendre le temps de pratiquer avec soi l'auto-empathie et de bien maîtriser cette première étape avant de chercher à pratiquer avec l'autre.
* Le texte complet de Miki Kashtan :
https://www.facebook.com/notes/communification/ecueils-principaux-dans-lusage-de-la-communication-nonviolente/1279013702181948
Dans son texte sur les écueils de la CNV*, Mikki Kashtan évoque les difficultés que peuvent rencontrer ceux qui débutent en CNV. Celle-ci demande de la pratique avant que ce processus devienne naturel. Or, sorti(e) de formation, dans notre enthousiasme, on a tous très envie de l'utiliser avec ses proches, pour se connecter ou pour s'entraîner ?
Alors, on s'entend rétorquer des phrases du type "qu'est ce qui t'arrive, pourquoi tu parles comme ça ?" "arrête d'essayer ce truc sur moi !"
Mikki Kashtan propose de pratiquer dans un groupe de pratique avant, de demander l’autorisation d’essayer autre chose, de s'adapter au contexte... On peut aussi prendre le temps de pratiquer avec soi l'auto-empathie et de bien maîtriser cette première étape avant de chercher à pratiquer avec l'autre.
* Le texte complet de Miki Kashtan :
https://www.facebook.com/notes/communification/ecueils-principaux-dans-lusage-de-la-communication-nonviolente/1279013702181948
lundi 30 janvier 2017
Les freins à la communication
Quand nous échangeons avec une personne, de nombreux freins peuvent nuire à la communication saine et respectueuse. Ce sont des habitudes dont il est difficile de se débarrasser... mais qui pourtant mettent des filtres ou carrément des murs entre nous.Les échanges deviennent ainsi teintés de tous nos jugements, pensées... de tous nos filtres et il devient difficile de se relier à l'autre.
En communication non violente (CNV), Marshall Rosenberg identifie quelques unes de ces habitudes nuisibles :- les étiquettes ("elle est trop sensible", "il est colérique"...)- les jugements moralisateurs ("c'est bien ce qu'il fait", "c'est malpoli de ne pas me saluer"...)- les "il faut, on doit" ("à Noël, il faut offrir des cadeaux", "au travail, il faut se montrer fort"...)- les comparaisons ("il est bien plus doué que moi", "il est plus efficace qu'elle"...)- le refus de responsabilité ("si je suis en colère, c'est parce qu'il est maladroit", "je suis triste à cause de ce que tu as dit"...)
Notre analyse de l'autre n'est en réalité que l'expression de nos propres besoins et sentiments. Par exemple, "il est froid" peut en effet se traduire par "j'ai besoin de me connecter à lui et d'être plus proche".
J'aime cette définition de la souveraineté : chacun prend la responsabilité de ses émotions et sentiments, de ses paroles, de ses réactions et de ses actes.
Pour aller plus loin : Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs - Marshall Rosenberg
samedi 24 décembre 2016
Chance ou malchance ?
Un conte populaire zen raconte l'histoire suivante (dans les grandes lignes) :
" Un père et son fils exploitent leur ferme et possèdent un seul cheval pour les aider. Un jour, le cheval s'enfuie et père et fils se retrouvent seuls. Alors le fils commente : "quelle malchance !" Le père répond : "chance ou malchance, qui sait ?"
Quelques jours plus tard, le cheval revient avec 2 juments sauvages, le fils s'exclame "quelle chance, nous avons 3 chevaux à présent" et le père : "chance ou malchance, qui sait ?".
Quand le fils tente de dompter ces bêtes, il tombe et se casse une jambe ; le père doit exploiter seul la ferme, tout l'entourage plaint alors le vieil homme.
Mais quand les recruteurs de l'armée passent quelques jours plus tard, le fils est épargné, il échappe à la guerre à cause/grâce à sa jambe cassée. "
J'aime beaucoup ce conte qui permet de prendre du recul sur les événements, de relativiser et de faire confiance à la Vie et aux expériences qu'elle nous propose. Un coup dur peut se révéler ensuite ensuite comme une chance, une opportunité, une expérience pour favoriser notre développement.
J'avoue, j'aime aussi penser, lors des petites galères quotidiennes, que cela m'a peut-être épargné de quelque chose de plus grave (ex : une roue crevée aujourd'hui m'a peut être permis d'éviter un accident au coin de la rue suivante).
Et si, de toute façon, chaque expérience que nous jugeons agréable ou désagréable n'était-il pas une occasion d'apprendre et de grandir ?
lundi 14 novembre 2016
Re-trouver en soi les ressources nécessaires
Nous possédons en nous, en réalité, beaucoup plus de compétences et ressources que nous ne le pensons.
Petit exercice à tester (et pas seulement à lire) :
1. Vous êtes dans le cerceau "présent". Pensez à une situation désagréable où vous auriez souhaité que les choses se passent différemment ou une scène que vous appréhendez. Comment vous sentez-vous ?De quelles ressources auriez-vous/aurez-vous besoin à ce moment là ? Calme, sérénité, affirmation de soi, confiance, humour...? Partons sur la confiance pour cet exemple où j'imagine une scène au travail en réunion. Une fois la scène visualisée et la ressource manquante identifiée...
2. ...vous reculez d'un pas, vous êtes dans le cerceau "passé", réfléchissez à une situation, dans le passé, où vous vous sentiez confiante, même si le contexte est complètement différent. Par exemple, je me sentais confiante quand j'ai lu mon discours pour l'anniversaire d'une amie ou quand j'ai cuisiné un gâteau avec mon fils. Remettez-vous dans cette situation, comment vous sentiez-vous lorsque vous étiez confiant ? Imbibez-vous du contexte, de l'environnement, de votre sentiment et état d'esprit.
3. Retournez dans le cerceau "présent", avec la situation problématique en apportant avec vous votre sentiment de confiance, pour cet exemple. Comment vous sentez-vous à présent ? qu'est ce qui a changé ? voyez-vous les choses différemment ?
Et si jamais, c'est trop compliqué de trouver une situation dans le passé où vous aviez cette ressource, vous pouvez vous projeter dans l'avenir avec le même exercice. Comment vous sentiriez-vous si vous étiez confiant (n'hésitez pas à vous inspirer des personnes autour de vous qui semblent respirer la confiance). Puis, une fois que vous ressentez en vous cette ressource, retournez avec dans l'autre cerceau.
Méthode inspirée de la Programmation Neuro Linguistique et découverte dans le livre d'Isabelle Filliozat "trouver son propre chemin" (chapitre "ressources et croissance")
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