samedi 22 avril 2017

L'appareil photo imaginaire
Cela consiste à capter dans le quotidien le beau, le touchant, l'émouvant et le fixer comme si on le prenait en photo.
Cela permet de changer sa vision du monde, d'apprendre à repérer, à focaliser sur les belles choses et laisser passer le reste... 
Inspiration : Roman "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une" de Raphaëlle Giordano

lundi 3 avril 2017


Qu'est ce qui nous guide ?

Qu'est ce qui nous pousse à agir ?

La peur ou l'envie ?

La peur de déplaire, la peur de l'isolement et de la solitude, la peur de manquer, la peur d'être différent ou d'être au contraire comme tout le monde, la peur de... ? 

ou la confiance dans la vie, le plaisir, l'envie de...parce que l'on sent que c'est juste et cohérent pour nous à ce moment, pour notre chemin de vie ?

« choisir d’emprunter son petit chemin de traverse dessiné par le “j’ai envie”, plutôt que de continuer sur les grands rails des “il faut” » - Valérie Blanco

vendredi 24 mars 2017


Il y'a des périodes dans nos vies, lorsque notre système de pensée n'arrive plus à répondre à une situation donnée, lorsque notre vision du monde touche ses limites, ON FAIT LE POINT.


On ouvre les yeux sur nos vies, on prend de la hauteur et on cherche à se défaire de nos vieilles habitudes ou au moins à les questionner, pour réfléchir à ce qui est réellement notre élan de vie.
Qu'est ce qui me fait vivre ? Qu'est ce qui m'apporte de la joie ?

On ose se questionner, on cherche à comprendre tout : pourquoi je fais cela dans le fond ? pourquoi ce choix ? quelles sont mes priorités dans la vie ? qu'est ce que je cherche vraiment en agissant ainsi et est-ce la bonne stratégie ? quels sont mes vrais besoins ? pourquoi je fonctionne comme cela et pourrais-je fonctionner autrement ? 

Période peu confortable, cela demande de se déconditionner, de remettre en cause ses certitudes, ses habitudes, bref, de sortir de se zone de confort pour inventer une nouvelle vision de notre monde.

C'est comme passer dans une machine à laver, on est secoué, ce que l'on croyait savoir s'effondre, on est vidé, essoré, plein de confusions et de doutes... et on même temps, porté par l'envie d'apprendre, de porter un regard neuf sur les choses, l'envie de progresser encore pour se rapprocher de son chemin de vie...

Jusqu'au prochain passage dans la machine à laver... :-)

jeudi 2 mars 2017


Débrancher le mental...

Notre corps nous parle, il nous donne des informations utiles. Il nous fait savoir quand nous vivons quelque chose d'agréable, qui nourrit nos besoins ou quelque chose de désagréable qui n'est pas aligné avec ce que nous sommes ou ce dont nous avons besoin. Le mental vient souvent parasiter, il veut comprendre, analyser, rationaliser voire raisonner ce qui se passe en nous. Ne vous êtes-vous jamais dit quelque chose du genre "ça ne sert à rien de t'inquiéter pour ça, tout va bien se passer" alors que tout le corps est en alerte et nous indique que "non tout de suite, ça ne va pas" ? Le corps, notre guide, ne peut pas nous mentir. S'il parle, c'est qu'il y'a quelque chose qui se passe. Un besoin qui n'est pas nourri, alors là c'est plutôt désagréable (ventre noué, comprimé, sensation d'étouffement, douleurs...) ou alors un besoin très nourri (fourmillement, mouvement, chaleur dans le cœur ou dans les yeux...). Quand on voit que là-haut ça s'agite ou ça dit quelque chose de contraire au corps, pouvons-nous accueillir nos sensations corporelles comme des guides ? Apprivoiser l'émotion, chercher à la ressentir, à la localiser... Quand je suis serein/énervé/agacé (...), où est-ce localisé ? comment ça fait ? comment ça évolue quand je l'écoute ? Ces observations permettent aussi de se dés-identifier de l'émotion. Nous ne sommes pas colère, excitation, tristesse (...), mais cette émotion est présente en nous à un moment donné, et en même temps, il y'a de la place pour d’autres sentiments. Et si c'est une émotion désagréable, une fois localisée dans le corps, puis-je l'envelopper de douceur, de réconfort, comme je le ferais pour un enfant qui pleure ? Et alors, qu'est ce qui se passe ? Pour commencer, je peux prendre l'habitude de m'arrêter de temps à autre dans la journée pour juste écouter ce qui se passe dans mon corps, pour l'apprivoiser et lui donner un peu plus de place. [Il n'est pas question de nier ici toute l'utilité du mental dans de nombreuses situations juste de reconnaître que parfois, il pourrait prendre une pause pour laisser le corps nous guider]

mardi 14 février 2017



Surfer sur les vagues
Les vagues sont nos pensées, parfois l'une d'entre elles nous paraît vraiment importante, on pourrait se sentir submergé et embarqué, d'autres plus petites, passent vite.
La méditation de pleine conscience, c'est apprendre à surfer sur les vagues, les accueillir, les laisser passer sans y plonger, se rappeler qu'elles ne durent pas, elles montent puis redescendent, elle viennent puis repartent.

* Citation de Joseph Goldstein

vendredi 10 février 2017

" Arrête de tester sur moi le truc de la CNV, je me sens comme un rat de laboratoire !"

Dans son texte sur les écueils de la CNV*, Mikki Kashtan évoque les difficultés que peuvent rencontrer ceux qui débutent en CNV. Celle-ci demande de la pratique avant que ce processus devienne naturel. Or, sorti(e) de formation, dans notre enthousiasme, on a tous très envie de l'utiliser avec ses proches, pour se connecter ou pour s'entraîner ?
Alors, on s'entend rétorquer des phrases du type "qu'est ce qui t'arrive, pourquoi tu parles comme ça ?" "arrête d'essayer ce truc sur moi !"

Mikki Kashtan propose de pratiquer dans un groupe de pratique avant, de demander l’autorisation d’essayer autre chose, de s'adapter au contexte... On peut aussi prendre le temps de pratiquer avec soi l'auto-empathie et de bien maîtriser cette première étape avant de chercher à pratiquer avec l'autre.

* Le texte complet de Miki Kashtan
https://www.facebook.com/notes/communification/ecueils-principaux-dans-lusage-de-la-communication-nonviolente/1279013702181948 

lundi 30 janvier 2017


Les freins à la communication

Quand nous échangeons avec une personne, de nombreux freins peuvent nuire à la communication saine et respectueuse. Ce sont des habitudes dont il est difficile de se débarrasser... mais qui pourtant mettent des filtres ou carrément des murs entre nous.Les échanges deviennent ainsi teintés de tous nos jugements, pensées... de tous nos filtres et il devient difficile de se relier à l'autre.

En communication non violente (CNV), Marshall Rosenberg identifie quelques unes de ces habitudes nuisibles :- les étiquettes ("elle est trop sensible", "il est colérique"...)- les jugements moralisateurs ("c'est bien ce qu'il fait", "c'est malpoli de ne pas me saluer"...)- les "il faut, on doit" ("à Noël, il faut offrir des cadeaux", "au travail, il faut se montrer fort"...)- les comparaisons ("il est bien plus doué que moi", "il est plus efficace qu'elle"...)- le refus de responsabilité ("si je suis en colère, c'est parce qu'il est maladroit", "je suis triste à cause de ce que tu as dit"...)

Notre analyse de l'autre n'est en réalité que l'expression de nos propres besoins et sentiments. Par exemple, "il est froid" peut en effet se traduire par "j'ai besoin de me connecter à lui et d'être plus proche".

J'aime cette définition de la souveraineté : chacun prend la responsabilité de ses émotions et sentiments, de ses paroles, de ses réactions et de ses actes.

Pour aller plus loin : Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs - Marshall Rosenberg

samedi 24 décembre 2016


Chance ou malchance ?

Un conte populaire zen raconte l'histoire suivante (dans les grandes lignes) :

" Un père et son fils exploitent leur ferme et possèdent un seul cheval pour les aider. Un jour, le cheval s'enfuie et père et fils se retrouvent seuls. Alors le fils commente : "quelle malchance !" Le père répond : "chance ou malchance, qui sait ?" 

Quelques jours plus tard, le cheval revient avec 2 juments sauvages, le fils s'exclame "quelle chance, nous avons 3 chevaux à présent" et le père : "chance ou malchance, qui sait ?". 

Quand le fils tente de dompter ces bêtes, il tombe et se casse une jambe ; le père doit exploiter seul la ferme, tout l'entourage plaint alors le vieil homme.

Mais quand les recruteurs de l'armée passent quelques jours plus tard, le fils est épargné, il échappe à la guerre à cause/grâce à sa jambe cassée. "

J'aime beaucoup ce conte qui permet de prendre du recul sur les événements, de relativiser et de faire confiance à la Vie et aux expériences qu'elle nous propose. Un coup dur peut se révéler ensuite ensuite comme une chance, une opportunité, une expérience pour favoriser notre développement.

J'avoue, j'aime aussi penser, lors des petites galères quotidiennes, que cela m'a peut-être épargné de quelque chose de plus grave (ex : une roue crevée aujourd'hui m'a peut être permis d'éviter un accident au coin de la rue suivante).

Et si, de toute façon, chaque expérience que nous jugeons agréable ou désagréable n'était-il pas une occasion d'apprendre et de grandir ?

lundi 14 novembre 2016



Re-trouver en soi les ressources nécessaires

Nous possédons en nous, en réalité, beaucoup plus de compétences et ressources que nous ne le pensons.

Petit exercice à tester (et pas seulement à lire) :

1. Vous êtes dans le cerceau "présent". Pensez à une situation désagréable où vous auriez souhaité que les choses se passent différemment ou une scène que vous appréhendez. Comment vous sentez-vous ?De quelles ressources auriez-vous/aurez-vous besoin à ce moment là ? Calme, sérénité, affirmation de soi, confiance, humour...? Partons sur la confiance pour cet exemple où j'imagine une scène au travail en réunion. Une fois la scène visualisée et la ressource manquante identifiée...

2. ...vous reculez d'un pas, vous êtes dans le cerceau "passé", réfléchissez à une situation, dans le passé, où vous vous sentiez confiante, même si le contexte est complètement différent. Par exemple, je me sentais confiante quand j'ai lu mon discours pour l'anniversaire d'une amie ou quand j'ai cuisiné un gâteau avec mon fils. Remettez-vous dans cette situation, comment vous sentiez-vous lorsque vous étiez confiant ? Imbibez-vous du contexte, de l'environnement, de votre sentiment et état d'esprit. 

3. Retournez dans le cerceau "présent", avec la situation problématique en apportant avec vous votre sentiment de confiance, pour cet exemple. Comment vous sentez-vous à présent ? qu'est ce qui a changé ? voyez-vous les choses différemment ?

Et si jamais, c'est trop compliqué de trouver une situation dans le passé où vous aviez cette ressource, vous pouvez vous projeter dans l'avenir avec le même exercice. Comment vous sentiriez-vous si vous étiez confiant (n'hésitez pas à vous inspirer des personnes autour de vous qui semblent respirer la confiance). Puis, une fois que vous ressentez en vous cette ressource, retournez avec dans l'autre cerceau.

Méthode inspirée de la Programmation Neuro Linguistique et découverte dans le livre d'Isabelle Filliozat "trouver son propre chemin" (chapitre "ressources et croissance")

jeudi 8 septembre 2016



Introduction aux chakras

Selon la médecine traditionnelle indienne, les chakras sont des centres énergétiques situés le long de la colonne vertébrale. L'énergie doit pouvoir circuler sans stagner, sans excès, sans manque.

On compte 7 chakras principaux de la base de la colonne vertébrale jusque la base de la tête :
> Le chakra racine correspond à la confiance en soi, le courage, la sécurité et la survie, il permet de capter l'énergie de la terre.
> Le chakra lombaire est lié à l'envie, le plaisir, le sexe, la nourriture...
> Le chakra du plexus solaire est lié à la liberté, le pouvoir, le vouloir et le contrôle.
> Le chakra du cœur est évidemment lié à l'amour, aux relations avec l'autre.
> Le chakra de la gorge correspond à la communication, je m'exprime et je reçois.
> Le chakra du front ou troisième oeil est lié à l'imagination, l'intuition, la sagesse, la connaissance.
> Le chakra couronne, enfin, est lié à la spiritualité, la réalisation de soi.

Ceci est très résumé, les écrits sont assez complexes, c'est juste une première approche pour donner (ou pas) l'envie d'approfondir...

mardi 6 septembre 2016

Traquer le positif
Lors de nos études, on nous apprend à développer notre sens critique, à repérer les erreurs, les failles. C'est utile la plupart du temps, dans notre profession notamment, de repérer, d'anticiper et de résoudre les problèmes. On a même l'illusion que c'est une marque d'intelligence de critiquer.
Mais dans notre quotidien, et si finalement, cela nous portait préjudice ? En concentrant son attention sur ce qui fait défaut, ce qui est mal fait, retient-on aussi ce qui a marché, ce qui était positif ?
Et comme tout est question d'entrainement du cerveau, essayons chaque jour de nommer ce qui nous plait, ce qui est positif, ce que nous apprécions, ainsi serons nous plus à même d'être un peu plus objectif, un peu plus complet dans notre vision des choses. 
Pourquoi pas chaque soir avant de s'endormir lister tout ce qui était bien aujourd'hui ?

jeudi 1 septembre 2016



Prise en otage émotionnelle

Face à une forte émotion (colère, angoisse, gros stress...), c'est le cerveau reptilien (l'instinct, le cerveau réflexe, le cerveau de cromagnon) qui peut prendre le dessus sur le cerveau qui pense (le système rationnel , le néocortex) l'empêchant ainsi de raisonner, de prendre du recul. 

Nous sommes en mode survie, le cerveau a sonné le signal d'alarme, on se sent embarqué, sans arriver à discerner.

S'en rendre compte, c'est déjà s'en libérer un peu, s'arrêter, observer, c'est permettre au système rationnel de retrouver une juste place.

mardi 30 août 2016




Le bonhomme OSBD (Observation Sentiment Besoin Demande)

Ce personnage permet de mémoriser le processus OSBD proposé par Marshall Rosenberg :

- L'observation, représentée par la tête (les sens) : énoncer les faits concrets avec objectivité et sans jugement. Quand je vois, quand j'entends...

- L'émotion, représentée par le cœur : exprimer ce que je ressens, comment je me sens, quelles sont les émotions et les sentiments qui me traversent. Je me sens joyeuse, excitée, inquiète, en colère...

- Les besoins, représentés par le ventre : présenter les besoins, satisfaits ou non satisfaits, qui sont à l'origine de ces sentiments. Parce que j'ai besoin....

- La demande, représentée par les jambes, l'action : énoncer une demande concrète, réalisable, réaliste, affirmative et négociable. Une demande qui pourrait répondre à mon besoin et contribuer ainsi à mon bien-être. Peux-tu...es-tu d'accord ... ?

Quelques exemples :
- Au boulot : "quand tu me demandes de mettre en oeuvre ce projet, je me sens inquiète et stressée car j'ai besoin d'être en accord avec mes valeurs. Pourrait-on discuter ensemble des objectifs et enjeux de ce projet ?"
- Avec son enfant : "quand tu cries et que tu pleures sans m'expliquer ce qui se passe, je me sens énervée, agacée et anxieuse car j'ai besoin de te comprendre et j'ai besoin de calme dans la maison. Pourrais-tu m'expliquer ce qui se passe en toi ?"