samedi 23 mai 2020

Retrouvailles avec la nature



Comme c'est bon après plusieurs semaines confinée en ville de retrouver le chemin de la nature... Respirer un autre air, observer les herbes dansant sous le vent, s’émerveiller de toutes ces fleurs colorées aux formes différentes, se laisser bercer par les chants des oiseaux... Il n'est plus à prouver que la nature a un effet bénéfique sur notre corps et notre esprit... Alors que l'usage des technologies numériques favorise la dépression, l'anxiété et que l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux mettrait notre cortex préfontal en état d'alerte permanent, la nature favorise à l'inverse la créativité, l'intuition, la réduction du stress, le renforcement du système immunitaire...

Rappelons-nous que nous sommes partie intégrante de la nature et qu'à l'échelle de l'humanité, cela fait bien peu de temps que nous vivons (malheureusement) coupés de celle-ci. Sommes-nous vraiment faits pour ces vies urbaines ? Ne sommes-nous pas tous en manque de nature ?

Quoiqu'il en soit, profitons de cette liberté retrouvée de pouvoir sortir pour redécouvrir, comme un enfant, tout ce que la nature nous offre et... lâchons pour un temps nos écrans !

mercredi 20 mai 2020


Devenez l'arbre tout entier, pas le singe !

Dans la tradition bouddhiste, on compare le mental à un singe qui saute de branche en branche.
En effet, notre mental est bien souvent agité : nos pensées sont prolixes, omniprésentes, éphémères et…envahissantes. Amusez-vous juste un instant à les observer et voyez comme de fil en aiguille, les pensées vous emmènent...loin...
Si on s’accroche à chaque pensée, si on se laisse embarquer par chacune, si on lui accorde trop d’importance, nous sommes comme le singe qui saute de branche en branche, qui s’éparpille, en oubliant l’essentiel.


Bien sûr, certaines de nos pensées sont essentielles et nous permettent d’organiser notre vie, de concrétiser un projet… Mais trop souvent, les pensées sont comme un bruit de fond nous épuisant et générant notre souffrance.
Alors plutôt que de suivre ce singe, si nous devenions l’arbre tout entier ?
Un arbre conscient de l’agitation du singe et en même temps un arbre ancré dans l’instant. Un arbre qui observe le singe agité sans lui prêter trop d’importance. Un arbre installé dans l’instant.

Pour cela, à chaque fois que vous vous surprenez à suivre le singe, voire à le devenir, adoptez les bons réflexes : portez votre attention sur votre corps, sur votre respiration… et sur l’instant présent !

mercredi 13 mai 2020


Sourire contribue t-il à notre bonheur ?


Il est aisé de constater combien notre état physique provoque des modifications sur notre physiologie : quand nous sommes heureux, nous sourions, les traits de notre visage sont détendus ; quand nous sommes en colère, nos sourcils se rapprochent, les lèvres se pincent, nos épaules remontent… Paul Ekman est un psychologue américain qui fût l’un des premiers à étudier le lien entre les émotions et les expressions faciales.
Ce qui est plus surprenant, c’est que l’inverse est également vrai ! On appelle ce phénomène la rétroaction faciale. Paul Ekman disait ainsi : « On devient ce que l’on inscrit sur son visage ». Ainsi, si vous souriez, vous envoyez le signal à votre cerveau que vous êtes heureux et il se charge d’agir en conséquence.
En résumé, plus votre visage exprime une émotion, plus votre cerveau active les processus responsables de cette émotion. En gros, plus vous souriez, plus vous êtes heureux. L’idée n’est pas de se forcer à sourire 24h/24 mais simplement de laisser son bonheur s’exprimer physiquement pour augmenter encore celui-ci.

Let’s smile ! 


lundi 11 mai 2020




Une métaphore pour s'accepter tel que l'on est


Il y avait, un jour, un roi qui avait planté, près de son château, toutes sortes d’arbres, de plantes et son jardin était d’une grande beauté. Chaque jour, il s’y promenait : c’était pour lui une joie et une détente. Un jour, il dût partir en voyage.

À son retour, il s’empressa d’aller marcher dans le jardin. Il fut surpris en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s’était passé. Le pin lui répondit : "J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu’il porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher".

Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait. Il l’interrogea et il dit : "En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher".

Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit : "comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l’automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à dessécher".

Poursuivant son exploration, le roi aperçut quelques magnifiques petites fleurs. Elles étaient toutes épanouies. Il leur demanda comment il se faisait qu’elles soient si vivantes. L’une d’elle répondit : "j’ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n’aurais la majesté du pin qui garde sa verdure toute l’année, ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j’ai commencé à mourir, mais j’ai réfléchi et je me suis dit : "si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d’autre à ma place, il l’aurait planté. Si donc, il m’a plantée, c’est qu’il me voulait, moi, telle que je suis et, à partir de ce moment, j’ai décidé d’être la plus belle possible".

mercredi 4 mars 2020


Série : les histoires qui font du bien...
#nos pensées créent notre réalité #nous devenons ce que nous pensons


C’est l’histoire de Jessie, une petite fille bien unique, bien particulière, comme toutes les petites filles en fait. Jessie a un don spécial, elle s’en est aperçu quand elle était encore au primaire : Les choses qu’elle dessinait prenaient vie et transformaient la réalité.

Les années passent, Jessie est une jeune adulte et elle trouve que son monde est bien triste, bien gris et qu’elle-même n’est pas très intéressante. Nul ne sait à quel point ses dessins ont influencé sa vision du monde et d’elle-même ou si c’est sa vision du monde qui l’a amené à créer des dessins si sombres, si fades et si peu flatteurs.
Chaque jour, elle prend son crayon de bois gris entre ses deux doigts, comme un réflexe, glisse le long de la feuille blanche et remplit ainsi le papier de gris. Et à chaque fois qu’elle termine, le monde qui l’entoure devient lui aussi un peu plus triste.

Un soir alors qu’elle avait rempli la moitié de sa feuille, elle entend sonner à la porte. C’est son petit voisin, un crayon jaune à la main qui vient lui emprunter un taille crayon. Pendant qu’il taille son crayon de couleur, il jette un œil aux dessins de Jessie. Il remplace le crayon de bois par le crayon jaune fraichement aiguisé puis il guide la main de Jessie sur le papier, rajoutant en haut à gauche, un large rond et tout autour des traits jaunes. Et à mesure que Jessie colorie l’intérieur du soleil, elle sent dans son cœur une vague de chaleur et de douceur. Le petit voisin part et revient en courant quelques minutes plus tard avec une dizaine de couleurs à la main. Et plus Jessie ajoute des couleurs sur la feuille, mieux elle se sent à moins que ce soit l’inverse. Comme un cercle vertueux, elle ne sait plus si ce sont les couleurs qui égayent sa vie ou si c’était parce que la joie et la confiance s’emparent d’elle qu’elle utilise toutes les couleurs de l’arc en ciel.

Le première feuille remplie, elle en prend une seconde et continue à coucher sur la feuille une multitude de couleurs pour entreprendre un auto-portrait. Par moment, ses vieux réflexes reviennent et elle empoigne le gris, mais elle se corrige rapidement et change de crayon. Elle lance quelques regards volés au miroir près de sa commode en bois, et son visage reflété devient, à chaque coup de crayon, de plus en plus détendu, calme et révèle enfin ses vraies couleurs, sa vraie nature. Ah si seulement, elle avait compris cela plus tôt, elle aurait mis ses crayons noirs au placard.

samedi 25 janvier 2020




"Un autre regard"

#élargirsonangledevue#gratitude#voirleverreàmoitiéplein

Tom fête aujourd’hui ses 7 ans, l’âge de raison, entend-on souvent. Alors qu’il vient de souffler ses bougies, récompensé par des applaudissements bruyants et enthousiastes, il reçoit de ses parents un cadeau. Il tâte le papier rouge brillant et devine rapidement ce qu’il contient : des lunettes. Des lunettes aux montures noires avec des verres épais. Les mêmes que sa mère, les mêmes que son père, les mêmes que tous les adultes à vrai dire. Dans son pays, quasiment tous les enfants à partir de 7 ans portent ces lunettes. Grâce à ces lunettes, il va pouvoir développer son sens critique : mieux repérer les erreurs de calcul, éviter les fautes d’orthographe, repérer les mensonges… Et oui, ces lunettes notent tout ce qui va de travers !

Tom grandit, finit ses études, trouve un travail, une femme, achète une voiture, une maison et donne la vie à deux beaux enfants. La vie s’écoule paisiblement, sa vie paraît réussite et pourtant Tom est malheureux. Avec ses lunettes, il a surtout appris à repérer les erreurs, les fautes et toutes les choses « qui vont de travers ». C’est sûrement utile mais pourtant… Au quotidien, Tom focalise sur la dispute avec sa femme au petit déjeuner, sur la surcharge au travail, sur les peintures qui s’écaillent dans la salle de bain, sur la mauvaise note ramenée par son fils, sur le dessert qu’il a encore raté au dîner… Toute son attention est accaparée par les choses négatives. Et notre cher Tom broie du noir.

20 ans après lui, c’est sa fille, Selena, qui s’apprête à fêter l’âge de raison. Elle ouvre une jolie boîte jaune entourée d’un ruban délicat en soie bleue. Elle découvre sans surprise une paire de lunettes noires, elle les pose, remercie, elle sait très bien que ces lunettes peuvent être utiles dans certains contextes. Puis, elle s’absente en sautillant et ramène de sa chambre une paire de lunettes qu’elle a elle-même fabriquée. Elle propose à son père de les essayer. Tom soupire, encore une lubie de sa fille mais il fait un effort, c’est son anniversaire quand même. 

A peine a-t-il posé les lunettes sur son nez qu’il voit les choses différemment. Alors que ces précédentes lunettes, comme une loupe, fixe l’attention sur les choses négatives, les lunettes de sa fille provoquent l’effet inverse, vous savez comme quand on regarde dans des jumelles à l’envers. Cela lui permet d’un coup d’élargir son angle de vue et de percevoir tout ce qu’il y’a autour… Quelle agréable découverte !

Il passe le reste de la journée à fabriquer avec sa fille une nouvelle paire de lunettes vertes pour lui. Et dès le lendemain, il les porte fièrement. Jour après jour, Tom commence à percevoir aussi les choses positives de son quotidien : le soleil qui brille, la complicité qu’il a construite avec sa femme et leur capacité à communiquer, l’ambiance incroyablement solidaire au travail, la bonne santé de ses enfants, la chaleur de leur foyer, le savoureux café... et ressent une immense gratitude. Il se surprend encore parfois à chausser ses lunettes noires mais dès qu’il en prend conscience, il reprend aussi sec les vertes, ouvre son angle de vue, et se rappelle ainsi tout ce qui fonctionne. Et de semaines en semaines, de mois en mois, il porte de plus en plus facilement son attention sur les belles choses de son quotidien et c’est toute sa vie qui prend alors une saveur différente.

dimanche 19 janvier 2020





L'acceptation de soi avec Accipit.

Des histoires qui font du bien
#s'aimer#s'accepter#évoluer


C'est l'histoire d'Accipit, une sympathique chenille jaune et verte, elle avait tellement de pattes qu'elle n'avait jamais su les compter. Notre chenille était bien malheureuse, elle ne se sentait jamais à la hauteur, elle passait son temps à se comparer à tout ceux qu'elle croisait et elle leur trouvait toujours de merveilleuses qualités. Le ver de terre était plus souple, la fourmi plus organisée, la mante religieuse plus indépendante, la sauterelle plus créative...  sans parler de la coccinelle... "Elle est jolie, elle sait voler, les enfants l'adorent et gnagnagna et gnagnagna... "
Pour masquer ses faiblesses et tromper sa tristesse, elle se démenait... Elle avait négocié pour avoir une plus belle branche, elle avait déniché une jolie feuille qu'elle s'enroulait autour d'elle pour cacher ses rondeurs... Certes, ça lui apportait un peu de plaisir sur le moment, mais sa douleur revenait en boomerang. Tout ce qu'elle cherchait à l'extérieur ne suffisait pas à combler ses lacunes intérieures concluait-elle...

Plus elle se comparait aux autres, moins elle arrivait à être heureuse, à moins que ce ne soit l'inverse.
Alors qu'elle se lamentait en se promenant sur une branche du rosier, elle aperçut la coccinelle. La coccinelle, "Mme parfaite", celle qui énervait tout le monde à exposer sans gêne toutes ses qualités au monde entier... En approchant discrètement, elle l'entendit sangloter auprès d'une autre, elle pu distinguer quelques bribes "pas d'amis"... "trop ronde". Ce fut un choc pour notre chenille de constater que malgré toutes ses qualités, la coccinelle ne paraissait pas plus heureuse qu'elle.

Les pensées tourbillonnent dans sa tête, cette vision agit comme un électrochoc. Les jours et les nuits passaient, et quelque chose mûrissait à l'intérieur, comme un apprentissage. Et peu à peu, elle apprit à aimer ce qu'elle était. Son corps un peu gluant était bien pratique pour naviguer tête à l'envers sur les brindilles par exemple. Ses qualités comme ses défauts faisaient d'elle un être unique, aimable et aimé. Elle cessa de courir dans tous les sens et prenait le temps de re-découvrir qui elle était.

Et c'est en acceptant qui elle était avec ce qu'elle avait de plus beau mais aussi ses parts d'ombres, avec ses fragilités et ses forces, qu'elle pu se détendre, lâcher prise. Et plus elle se détendait, plus elle était capable d'entendre cette petite voix intérieure qui la guidait, qui l'emmenait au plus profond de son être, pour découvrir et explorer ses trésors. Elle trouva de nouvelles ressources à l'intérieur, et celles-ci étaient bien plus précieuses que tout ce qu'elle avait pu accumuler jusque là. A mesure qu'elle acceptait qui elle était, curieusement, elle pu évoluer. Ainsi, de plus en plus simplement et naturellement, elle pu offrir au monde ce qu'elle avait de plus beau, ce qui faisait sa singularité et son unicité, elle déploya deux magnifiques ailes colorées. Et avec ses deux yeux dessinés sur ses ailes, elle porta un nouveau regard sur elle et sur le monde qui l'entourait.


dimanche 29 décembre 2019


C'est l'histoire d'Again, un écureuil adulte de 3 ans environ, son pelage est roux et brillant et sa queue panachée est semblable à un feu d'artifice. Sur son dos, Again porte un panier en osier qu'il a fabriqué, ce panier est porté par deux bandoulières accrochées sur ses épaules. 

Aujourd'hui, comme chaque jour de la semaine, Again sautille d'arbre en arbre pour aller voir ses congénères et leur demander de lui donner une noisette. En réalité, son quotidien est rythmé par cette recherche insatiable de noisettes. Parfois, un écureuil lui en donne facilement et parfois pour en obtenir, Again doit se plier en quatre. Par exemple, un matin, il a du fabriquer une magnifique corbeille en osier à son voisin pour obtenir juste une petite noisette, quelle déception ! Ces noisettes, sans prendre le temps de les apprécier, il les met dans son panier en osier sur son dos et aussitôt déposées, il n'arrive pas à ne pas repartir en quête d'une autre noisette, son panier ne lui semble jamais assez plein. Et pourtant, il en a mis des noisettes dans son sac, des petites, des grosses, des savoureuses, des plus sèches... et jamais, ou très rarement, il arrive à s'en satisfaire et à être fier de lui.

Un après-midi, alors qu'il essuie trois refus, il se sent triste, ses pensées tourbillonnent : pourquoi ne donnent-il plus de noisettes ? qu'ai-je mal fait ? que pensent-ils de moi ? suis-je à la hauteur ?

Il monte dans son arbre préféré, appuie son dos contre le tronc en prenant bien soin de déposer son panier entre ses deux pattes. Alors que ses pensées noires l'envahissent, les yeux dans le vague et les mains posées sur le panier, ses doigts tapotent l'osier : tout à coup, il comprend que les mailles de celui-ci sont trop larges pour garder sa récolte. Il constate que la plupart des noisettes, les petites notamment se sont échappées. La colère lui monte au museau, il prend conscience que depuis tout ce temps il perdait son énergie pour... rien.... Son panier était comme un puits sans fond, il avait beau recherché encore et encore des noisettes et remplir ainsi son panier, cela ne suffisait jamais.

La colère retombée, c'est avec désespoir qu'il alla voir un spécialiste de la construction et du tressage : l'hirondelle qui vivait dans la maison de l'autre côté de la forêt. Elle inspecte le panier, ce panier qu'il avait depuis si longtemps, ce panier mémoire de son histoire. L'hirondelle prend le temps de prodiguer à notre rongeur roux quelques conseils pour prendre soin de son panier : "mets-y de la douceur, peut-être des grandes feuilles de fougères bien au fond et de la mousse, des choses que tu aimes et que tu prends plaisir à regarder, une plume, des fleurs séchées. Apprends toi-même à trouver des noisettes fraîches et savoureuses que tu déposeras avec douceur dans ton panier ou même mange-les directement. Et si parfois, on t'offre des noisettes, savoure-les comme un cadeau, profites-en puis passe à autre chose. Ne cherche pas à te nourrir uniquement des noisettes qu'on t'apporte et prend toujours bien soin de ton panier."

Again repart et sur le chemin du retour, ramasse par-ci par là de quoi remplir son panier. Parfois, le temps passant, il se surprend encore à rechercher sans cesse des noisettes auprès de ses compagnons de forêt. Parfois aussi, il oublie de remplir son panier de grandes feuilles au fond. Et en même temps de jour en jour, Again est de plus en capable d'apprécier à leur juste valeur les noisettes qu'il trouve ou celles qu'on lui offre. Again apprend à remplir seul son panier de tout ce dont il a besoin pour se sentir de mieux en mieux. 

Et vous, êtes-vous en quête encore et encore de quelque chose auprès de votre entourage (amour, reconnaissance...) ? 
Arrivez-vous à les apprécier ou n'en êtes vous jamais assez rempli ?
Comment pourriez-vous vous apporter vous-même ce dont avez besoin ?
Comment prenez-vous soin de votre panier ?

dimanche 15 décembre 2019


Avant de remplir la cruche des autres, remplissez... la vôtre !

"C'est l'histoire d'Isabella, une jeune femme aux cheveux longs et tressés par une longue natte brune ; elle vit dans un village, il y a quelques centaines d'années. Elle prend l'habitude chaque jour d'aller porter de l'eau aux personnes plus isolées dans le village. Mais cet été est particulièrement chaud et elle doit y aller plusieurs fois par jour. La tâche devient de plus en plus rude. Autant avant, elle y prenait du plaisir : marcher tranquillement, rendre service, échanger avec les villageois, sentir qu'elle est utile... Mais depuis quelques jours, le soleil est plus   intense, elle trouve le chemin plus long et plus difficile, sa cruche pèse sur ses épaules et les douleurs commencent à s'installer. Son plaisir devient plus un devoir mais cela lui semble normal de faire ça, alors, elle continue, sans prêter trop attention aux douleurs dans les épaules, à sa peau qui brûle, à sa bouche sèche... Elle se demande si les villageois notent sa fatigue, les efforts qu'elle endure, elle devient de plus en plus aigrie et irritable. Au bout de 7 jours de chaleur intense, elle perd connaissance au détour d'une allée, à quelques rues de la fontaine.

Quelques temps plus tard, elle se réveille chez le vieux médecin du village. Il la voyait bien faire depuis quelques jours, il la voyait s'épuiser. Mais il savait que bien souvent seule l'expérience compte pour apprendre.

Reprenant peu à peu ses esprits, elle partage ses doutes avec le vieux médecin. Il se contente de répondre : assure toi d'avoir suffisamment bu dans ta cruche et ne donne que ce que tu as en trop.

Quelques heures plus tard, elle reprend son chemin vers la fontaine tandis que la phrase du vieux médecin parcourt son esprit. Elle s'apprête à remplir la cruche pour aller apporter l'eau aux villageois comme à son habitude, mais prend finalement le temps de se poser sur le muret, de savourer l'eau fraîche dans sa bouche, de sentir les rayons du soleil couchant sur sa peau. Puis, quand elle a bien profité de cet instant pour elle, elle reprend sa route, sereine et complète, prête à offrir ce qu'elle a (en trop)."

Et vous, pensez-vous bien à remplir vos cruches avant d'aller remplir celles des autres ?


Cette histoire me rappelle les consignes de sécurité en avion, j'avais été surprise d'entendre que les adultes devaient d'abord mettre leur propre masque à oxygène avant de mettre celui de l'enfant....

Bonne journée à vous !

dimanche 1 décembre 2019


Histoire de cailloux : Quelles sont vos priorités dans la vie ? 
Un jour, un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies 
Le vieux prof n’avait u’une heure pour "faire passer sa matière ".

Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait lui enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".


De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu’il posa délicatement en face de lui.


Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".


Tous répondirent : "Oui".


Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.


Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et réitéra sa question : "Est-ce que ce pot est plein ?".


Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondît : "Probablement pas !".
"Bien !" répondît le vieux prof.


Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.


Encore une fois, il redemanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".


Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : "Non !".

"Bien !" répondît le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’a ras bord.


Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? "


Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : "Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire " .
"Non" répondît le vieux prof. "Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : "Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.


Le vieux prof leur dit alors :"Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxer ? Prendre le temps... ? Ou... tout autre chose ?


Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.


Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)".


D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta lentement la salle.

mercredi 27 novembre 2019


Métaphore de la souris : elle ne savait pas que c'était impossible alors elle l'a fait*

C'est l'histoire de Mouse, une jolie souris grise. Un matin de printemps, un petit groupe de souris sont parties à la recherche d'aventures et de jeux. Arrivées au bord d'une roche, l'une d'elle met au défi ses amies de traverser la rivière, il est vrai que de l'autre côté, l'herbe semble bien verte.

Trois souris se lancent dans l'aventure. Quelques unes plus peureuses les prient de ne pas y aller :"le courant est trop fort", "l'eau est trop froide", "de toute façon, c'est sûr, vous allez échouer", "restez avec nous, c'est bien mieux ici"...

La première souris, apeurée par ce que disent ses amies n'ose même pas faire le premier pas et reste finalement près du bord, frustrée et déçue.

La seconde commence à nager mais très vite, en écoutant ses amies, elle prend conscience du danger, de ce qu'elle risque et fait demi-tour.

Tandis que la troisième, Mouse, arrive de l'autre côté. Amusée, fière et excitée par le territoire qui s'offre à elle, elle se retourne pour saluer ses amies.

Quelques heures plus tard, elle les rejoint, les autres souris sont épatées, elles pensaient que c'était impossible, alors elles lui demandent :  "quel est ton secret ?". Mouse leur répond : "attendez, j'enlève mes boule quies !"

*Citation inspirée de Mark Twain



mercredi 13 novembre 2019



Métaphore de l'âne sur le regard des autres



Une jolie histoire qui fait réfléchir sur la place du regard des autres dans nos choix...

Il était une fois, en Afrique, un homme et son fils qui vivaient dans une maison à quelques kilomètres du village.
Un jour, le fils demande à son Père : « papa, comment fait-on pour être heureux ? » Le père ne répond pas.  Il met son fils sur l’âne et l’emmène au village.
Aussitôt, les villageois chuchotent entre eux : « mais regardez ça, ce fils assis peinard sur l’âne tandis que son père marche à pied. Quel manque de respect, aucune éducation, quel mauvais exemple pour le futur ! »
Le lendemain, le père et son fils retournent au village. Cette fois, le père monte sur l’âne et demande à son fils de le suivre.
Sitôt au village, les autres reprennent « mais regardez ça ! ce père qui se prend pour un seigneur quand son fils marche à pied… Pas étonnant que rien ne bouge dans les traditions! »
Le troisième jour, le père propose de monter tous les deux sur l'âne. Et dès lors, le village chuchote : « pauvre âne, le père ne sait donc pas qu’il faut ménager sa monture, que va t-il laisser en héritage avec un tel comportement ? »
Le quatrième jour, le père décide de porter l'âne. Alors qu'ils arrivent sur la place portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire : “Regardez ces deux fous ; il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.” 
De retour à leur maison, le père demande : « tu as compris mon fils ? Quoique tu fasses de ta vie, les autres ne seront jamais contents et trouveront toujours à redire. Fais ce qui est bon et juste pour toi sans te soucier de leurs regards. Et tu seras heureux. »

dimanche 10 novembre 2019

Vivre avec ses peurs






Nous sommes encore suffisamment proche d'Halloween pour parler de ... peurs !

La peur est une émotion primaire qui nous rend bien des services, son premier rôle étant d'assurer la perpétuation de l'espèce, rien que ça ! La peur nous permet ainsi de développer de précieuses qualités : la prudence, l'anticipation, le sens de l'observation, la stratégie...

S'il y'a bien des peurs légitimes au quotidien (peur avant de traverser une route par exemple), il y'a des peurs totalement sans lien avec un danger immédiat, si ce n'est un danger pour notre égo (par exemple, la peur de parler en public). Parfois, notre amygdale est un peu trop sensible et s'alarme un peu trop souvent à notre goût et nous sommes envahis par nos peurs.

Souvent, sans même s'en rendre compte, nos peurs gouvernent notre vie, elles dictent nos décisions et nos comportements presque inconsciemment.

La première étape est de prendre conscience de ses peurs, les nommer, les accueillir. En effet, les peurs, comme toutes les émotions ont une intention positive : nous protéger ! On peut les explorer, apprendre à les reconnaître quand elles surviennent, étudier les éléments déclencheurs... 

Rien que de les observer, on se dissocie d'elles et on se laisse plus de place pour agir. "La peur est présente en moi, mais je suis plus que cela". Rappelons-nous les fantômes et les monstres sous nos lits d'enfants : si on y regardait de plus près, il n' y avait rien, si ce n'est un trésor oublié...

Et ainsi, au fur et à mesure, apprendre à se laisser guider par la joie et le plaisir pour avancer. Le courage, ce n'est pas de ne pas avoir peur, c'est d'avancer malgré ces peurs, c'est apprendre à collaborer avec la peur elle-même.

"Le courage, c'est être mort de peur mais se mettre en selle malgré tout" John Wayne



jeudi 20 juin 2019


Échouer pour mieux se relever...

Et si on rayait le mot échec de notre vocabulaire ?

En PNL (Programmation Neuro-Linguistique), on part du principe qu'il n'existe pas d'échec, rien que des apprentissages et des expériences. 

Des expériences qui nous permettent de savoir ce qui marche, ce qui ne marche pas et d'ajuster ensuite. 

Alors, osons chuter, osons nous tromper... et puis relevons-nous, recommençons et avançons encore... encore plus loin. C'est en tombant qu'on apprend le plus.

Deux citations de circonstance :

"La chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé."  Socrate

"À chaque fois que tu tombes, ramasse quelque chose." Oswald Avery

lundi 10 juin 2019

Nos valeurs


"Nous n'avons pas tous les mêmes valeurs"


Nous sommes tous portés dans notre vie par un ensemble de valeurs, elles guident nos choix de vie et nous mettent en mouvement. Certaines valeurs sont conscientes et on pense même qu'on les a choisies, alors que d'autres nous portent et nous guident sans même que nous nous en rendions compte. Elles deviennent même un filtre dans notre façon de percevoir la vie. 

Certaines sont harmonieuses. D'autres deviennent obsessives, c'est à dire qu'elles peuvent contrôler notre comportement,  par la recherche constante de l'obtention de la valeur (ex. la justice) et par la fuite à tout prix de la contre-valeur (ex. l'injustice).

Voici quelques exemples de valeurs et contre-valeur courantes :
- justice / injustice, 
- amour / abandon, 
- reconnaissance / illégitimité, 
- liberté / contrainte, 
- sécurité / insécurité...

En moyenne, nous portons chacun 3 valeurs obsessives, sources de souffrance. Nos valeurs sont liées à un ou des traumatismes d'enfance, la valeur obsessive devenant comme une réparation.


Prenons l'exemple fictif de Rémy, 10 ans. Un soir, ses parents arrivent en retard pour le chercher à l'école, Rémy le vit très difficilement, pensant que ses parents ne viendront jamais le chercher. Il a développé alors la valeur "reconnaissance" comme un pansement à sa blessure "abandon". Adulte, il cherche sans cesse des marques de reconnaissance provenant des autres. Même s'il en obtient, ce n'est jamais assez. S'il n'en obtient pas, alors il pense (inconsciemment) qu'il va être abandonné. Le cerveau limbique fonctionne en binaire (soit il est reconnu, soit il est abandonné), il n'y a pas de point neutre ou de compromis possible. Les événements de sa vie vont être analysés avec ce filtre de la reconnaissance/abandon.

Un premier pas est d'en prendre conscience et de les voir quand elles s'activent...

Source : cours de l'école centrale d'hypnose