mercredi 15 juin 2016

Faire le tri entre pensées utiles et pensées inutiles
Notre cerveau est rarement au repos ; il organise, il ressasse, il juge, il anticipe, il analyse, il se rappelle... Héritage de l'homme de CroMagnon qui devait être en mesure d'anticiper pour survivre.
Aujourd'hui, le danger n'est plus aussi présent, mais notre cerveau ne sait toujours pas faire la différence entre une menace à l’ego et une menace à la survie.
Ca vaut le coup parfois de se poser la question, de l'observer penser : est-il en train de ressasser une prise de bec avec un ami ou est-il en train de craindre à l'avance la réunion de demain ? Et si oui, à qui je fais du mal quand mon cerveau s'agite ? Ai-je un problème en ce moment ?
A force de l'observer, peut-on dès les premiers symptômes d'emballement de nos pensées, se dire STOP ? Accueillir "ah tiens, mon ego s'emballe" et prendre ainsi du recul par rapport à toutes nos pensées, qui ne sont pas des vérités mais des projections de notre esprit, une agitation de l’ego qui se sent menacé.
Thomas d'Ansembourg* met en avant dans son livre un texte de Christian Boiron qui parle de "pensées automatiques pathogènes" qui se distinguent des pensées intelligentes. La pensée automatique pathogène serait "rigide, ne supportant pas la contradiction, simple voire un peu simpliste, peu nuancée, elle dégage une forte sensation d'évidence, on a l'impression qu'il n'y a pas d'autre choix possible". A l'inverse, "la pensée intelligente est souple, complexe, nuancée, ouverte à l'enrichissement ou à la contradiction".
Alors, soyons attentif à nos pensées, utiles bien souvent mais néfastes quand c'est l'ego qui s'emballe. Observons et débusquons ces pensées automatiques néfastes. Serge Marquis** nous invite à visualiser ces emballements de pensées comme un hamster qui court dans sa roue.

*Le bonheur, ce n'est pas confortable-Thomas d'Ansembourg
**On est foutu, on pense trop !- Serge Marquis
Vidéo très inspirante de Serge Marquis : https://webtv.univ-nantes.fr/fiche/8184/serge-marquis-on-est-foutu-on-pense-trop

samedi 11 juin 2016

Laisser pisser le chacal*

Nous sommes tous des êtres de jugement, notre mental est toujours en train de juger ("il a l'air bête celui-là", "c'est pas très malin ce qu'il dit", "elle est canon !" ou plus violent "quel c** !" ...), ca n'arrête pas. On peut soit l'exprimer, en discuter avec d'autres, critiquer, prendre comme une vérité ce que nous pensons et s'arrêter à ce constat (Moi et les autres, Nous contre les autres).

On peut aussi refouler tout ça, et s’interdire de le formuler, culpabiliser même de le penser. 

Mais on peut aussi l'accueillir, se réserver des sas (chez soi, sur son journal, avec un(e) ami(e) de confiance) pour laisser passer ses pensées, permettre à son "côté sombre" de s'exprimer, laisser "pisser le chacal" qui est en nous. Et une fois que c'est passé, que c'est sorti, chercher à comprendre le besoin derrière ces jugements et pouvoir ensuite se relier aux autres.
Transformer sa "colère contre" en "colère pour", en colère constructive et source de changement.

Laisser pisser le chacal ne signifie pas accorder trop d'importance à ses jugements, mais c'est accepter aussi cette part de nous, ne pas la juger, ne pas culpabiliser d'avoir ces pensées.

* expression empruntée à Isabelle Padovani

vendredi 3 juin 2016


Placer son attention
La pleine conscience, ça veut dire quoi ?
Cela signifie que l'on est capable d'orienter son attention et de l'y maintenir, la déplacer si on le souhaite.
L'esprit est stable si l'attention l'est.
L'objectif est de fixer son attention dans le présent et de l'y maintenir, d'être tout à fait attentif, vigilant au moment et de ne pas se laisser divertir par des préoccupations (passé, futur...) qui nous éloigne de l'important, de ce qui est.
Et aussi, si l'esprit rumine, ressasse, la pleine conscience c'est apprendre à rediriger son attention vers ce que l'on veut, avec bienveillance et fermeté. Pour réussir, comme pour tout, il faut s'entraîner, pratiquer, essayer, échouer, recommencer...
L'attention ne pouvant être qu'à un seul endroit, si les pensées se bousculent, on peut placer son attention sur la respiration. Sentir l'air qui pénètre dans les narines et l'air un peu plus chaud qui en ressort...
Pour aller plus loin : Où tu vas, tu es de Kabat Zinn, et le cerveau de Bouddha de Rick Hansen and co

samedi 28 mai 2016



Avez-vous déjà eu le sentiment d'être écartelé ?
Nous avons envie d'être partout : efficace au travail, présente pour la famille, le couple, les amis et aussi garder du temps pour soi, ses passions. On se sent alors partagé, on aimerait pouvoir se démultiplier, se partager, ah... le fameux don d'ubiquité... mais au bout du compte, on a l'impression d'être nulle part, et on arrive pas à trouver son contentement : impossible de terminer les tâches de la journée au boulot, les enfants nous font remarquer que nous sommes arrivés après les autres parents, on annule la séance du sport, maman nous reproche de ne pas venir la voir plus souvent, on n'arrive pas à caler ce wkend entre copines...
Comment accepter de ne pas tout vivre ? Comment accepter que le temps file à toute allure ? Comment se sentir davantage maître de son temps dans ce monde où les sollicitations sont nombreuses et à portée de main ?
Choisir en conscience, avec authenticité. Faire un deuil de ce qu'on ne peut pas faire pour l'instant.
Aménager encore et encore son planning, ajuster...
Accepter et accueillir toutes nos parts (celle qui veut avoir du temps pour soi, celle qui veut passer du temps avec ses enfants, celle qui aimerait avoir plus de temps libre...) même si ces parts apparaissent contradictoires ; elles sont présentes, parfois l'une sera plus forte et alors on choisira de rester une heure de plus au travail et à l'inverse, le lendemain, la part qui veut passer du temps en famille sera la priorité... Alors, on jongle, on ajuste...

mercredi 27 avril 2016

Le filtre de Socrate : VERITE, BONTE, UTILITE
Le test des trois filtres consiste, avant de diffuser une information, à se poser trois questions :
- Ai-je vérifié que l'information est vrai ? - Est-ce quelque chose de bon ? - L'information est-elle utile ?
Si cette information n'est ni vrai, ni bien, ni utile, à quoi bon en parler ?
C'est un exercice très difficile à s'appliquer, pour ma part en tout cas...

vendredi 22 avril 2016


Le poids des conditionnements

Toute notre enfance, nous avons grandi entouré d'injonctions, de principes de vie dont nous avons été martelés et qui, inconsciemment, une fois adulte, conditionnent nos réactions et nos comportements et deviennent nos guides intérieurs.

Nous pouvons alors être gentil sans être à l'écoute de nos besoins, fort en étouffant nos émotions, parfait quitte à se mettre une pression insupportable et courir sans savoir où aller et pourquoi, en laissant filer le présent. La réussite à l'occidentale ?

Alors, STOP à la perfection, à l'urgence généralisée...

Faisons de notre mieux, accueillons les "échecs", la "faiblesse", la lenteur ; écoutons-nous et observons quand ces guides intérieurs veulent nous pousser dans des directions que nous ne souhaitons pas. Osons les remettre en cause.

dimanche 10 avril 2016



La souffrance, un mal nécessaire ?

On aimerait ne connaître aucune souffrance, que tout aille pour le mieux tout le temps. Mais à vivre le bonheur au quotidien, on s'y habituerait, il deviendrait normal, voire on s'en lasserait et on ne saurait pas l'apprécier...

(1) Les fortes émotions, la douleur, la souffrance sont des signaux qui nous mettent en garde contre quelque chose qui ne va pas. Cela peut devenir, si on veut bien écouter ces émotions, un guide vers le changement.
(2) En plus, quand cette souffrance passe (et elle passe), quel bonheur, comme on apprécie le calme retrouvé, le soleil après la pluie, le calme après la tempête...
(3) Enfin, connaître la souffrance développe nos capacités d'empathie et nous permet de nous rapprocher de l'humanité.

Alors, permettons-nous d'accueillir ces moments de souffrance de temps en temps et voyons ce qu'ils nous apportent.

mercredi 6 avril 2016


Soyons acteur de notre journée !

Comment vais-je nourrir cette journée ?
"Me réveillant ce matin, je souris.
J'ai vingt-quatre heures toutes nouvelles." Thich Nhat Hanh
La vie est une succession de journées. Ne les subissons pas, soyons acteur. Chaque matin, je peux construire ma journée comme je le veux, ou presque... Nous avons certes des contraintes (parfois nombreuses), comme aller travailler, faire une lessive... mais je peux choisir la façon dont je veux vivre cette journée.
Je peux favoriser autour de moi un climat de joie et de bienveillance, je peux encourager le rire, je peux choisir de rentrer un peu plus tôt pour poursuivre un projet personnel, je peux choisir de faire une activité avec mes enfants et y être complètement présente.
Chaque jour, on peut se créer des souvenirs que l'on gardera, on peut faire de cette journée une belle journée.
De quoi ai-je envie de me souvenir aujourd'hui ? Des embouteillages, d'une réunion ratée au travail, des enfants malades...? ou d'une journée où j'ai partagé un bon fou rire au travail, d'un déjeuner agréable sur une terrasse, de calins le soir, d'un sourire et d'un échange avec un(e) inconnu(e), d'un projet que j'ai fait avancer ?
Si on cherche le bonheur, commençons dès aujourd'hui et réfléchissons à ce qui transformera cette journée, et la suivante, et la suivante....
Et vous, comment rendrez-vous cette journée particulière ? quel plaisir nourrirez-vous ?

vendredi 25 mars 2016


La douche de gratitude *
Héritage de la préhistoire et de notre instinct de survie, on se souvient et on prête beaucoup plus attention à ce qui va de travers, aux petits détails.
Parfois, comme c'est plaisant et facile de se plaindre (et se faire plaindre) et de se positionner en victime, non ?
Puisque c'est si facile de voir le négatif, faisons un effort pour noter tout ce qui va bien et remercier.
Cela permet de prendre du recul, de réchauffer son coeur et d'apprécier à sa juste valeur tout ce qui va bien et de se le rappeler. "On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant".
C'est aussi une façon de se reconnecter aux autres, de re-tisser des liens avec ce qui nous entoure, de retrouver l'unité car ce que nous avons, c'est en partie grâce aux autres. Ce thé que je prends plaisir à boire a été cultivé, cueilli, conditionné par de nombreuses personnes par exemple.
A tester sans modération.
* expression empruntée à Christophe André dans son livre "Trois amis en quête de sagesse" ; autre référence sur ce sujet : "Trois kiffs par jour" de F. Servan Schreiber

samedi 5 mars 2016


Je choisis plutôt que je dois

Parfois à la fin de la journée, j'ai le sentiment de n'avoir agi que par obligation : préparer les enfants en vitesse, aller au travail, préparer le repas le soir, lancer la lessive, donner le bain, ranger... Il peut être intéressant de lister toutes ces choses et de les étudier une par une : quelles sont les choses que nous sommes contraints de faire et pourquoi ? quelles sont les choses qui relèvent en réalité d'un choix et qui répondent à un besoin ?

Par exemple, cuisiner le soir répond à mon besoin d'apporter une alimentation saine à mes enfants. Dans cet exemple, je peux reformuler cette phrase comme ceci : "je choisis de cuisiner le soir pour nous donner de meilleures chances d'être en forme". Cela permet de moins le vivre comme une corvée et de me rappeler que c'est un choix et que je peux toujours faire autrement certains soirs (commander une pizza, ouvrir une boîte de conserve) si un autre besoin est plus fort (me reposer par exemple). 

Avec cette liste, on pourra découvrir aussi qu'il y'a de choses que l'on peut modifier voire arrêter. Quand je me lève à 7h45 et que je suis contrainte par le temps pour préparer tout le monde dans une ambiance tendue, je réponds à mon besoin de dormir un peu plus. Mais si je trouve de l'insatisfaction, c'est que mon besoin d'harmonie est plus fort. Je pourrai alors choisir de me lever plus tôt, d'anticiper des choses la veille.

C'est important de comprendre pourquoi on fait les choses comme ça, pour répondre à quels besoins, comprendre aussi que nous avons toujours des choix. On peut se remémorer les raisons de ces choix et les besoins que l'on assouvis quand on se sent frustré par le quotidien. C'est plus positif de formuler les choses en positif "je choisis... parce que..." plutôt que "je dois".

Pour aller plus loin :  M. Rosenberg / Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) / chapitre 9

lundi 22 février 2016


La colère

La colère est une émotion qui a toute sa place dans nos vies.
Elle n'est pas à rejeter, à cacher, à étouffer, elle est "normale", elle est même plutôt saine. Elle représente une alerte, elle est le reflet que quelque chose ne va pas, qu'un de nos besoins n'est pas satisfait.

Elle peut être exprimée, plutôt qu'intériorisée.

Le danger est lorsqu'elle explose sur notre entourage (collègue, enfant, conjoint, ami...), ou sur nous et qu'elle fait des dégâts... Parfois même, elle va exploser au "mauvais moment", le soir contre son enfant par exemple alors qu'en réalité elle était sous-jacente et bien présente, contenue, intériorisée depuis le matin.

Alors quand on sent qu'elle monte... STOP

On accueille.

On s'arrête dans son activité, on arrête de parler, on respire calmement pendant 1 minute environ (10 à 20 respirations), on peut même afficher un sourire à son visage (pour indiquer à son cerveau que tout va bien, si si ça marche). Éventuellement, si la colère est trop forte, la décharger sur un coussin par exemple, aller courir...

Ensuite, on peut faire une bonne dose d'auto-empathie (qu'est ce qui se passe, qu'est que je ressens, qu'est ce qui me passe par la tête, comment je me sens dans mon corps, quels sont mes sentiments, de quoi ai-je besoin ?) pour comprendre cette colère.

Et lorsqu'on est plus calme, plus au clair à l'intérieur, on pourra agir (expression, modifier des choses...?)

Une vidéo de Jacques Salomé sur la colère : 
https://www.youtube.com/watch?v=KDQRyRo4fQw


mercredi 3 février 2016



Finies les flagellations, essayons d’autres voies pour communiquer !

Quand on nous fait une remarque qui nous semble désagréable (par exemple :"à ta place, je n'aurai pas fait comme ça"), nous avons vite fait de choisir parmi deux réactions qui font souffrir :

- Oreilles contre soi ("auto-flagellation" ) = je crois ce qu'on me dit. Par exemple, je me dis "oui il a raison, j'aurai dû faire autrement, je suis nulle, je choisis toujours la mauvaise option"

- Oreille contre l'autre = je me dis voire je lui dis "Quel nul ! De quoi tu te mêles, tu n'as rien compris..."

Dans la communication non violente, M. Rosenberg propose deux autres voies à expérimenter :

- Oreilles vers soi (= auto-empathie ; je cherche à clarifier mes sentiments et besoins) : qu'est ce que ça me fait quand on me dit ça ? pourquoi ça me touche tant ? Éventuellement, si on s'en sent capable, on peut en parler "Quand tu me dis ça, je me sens inquiète, j'ai peur d'avoir fait un mauvais choix, peux-tu plutôt m'encourager et m'aider dans la réalisation de mon action ?"

- Pour les plus forts ;-) Oreilles vers l'autre (je cherche à comprendre les sentiments et besoins de mon interlocuteur) : Pourquoi me dit-il ça ? Est-il inquiet des conséquences pour moi ? et je formule "Quand tu dis "...", que veux-tu dire ? es-tu inquiet des conséquences de mon acte ? as-tu peur que je sois déçue ? "

Se rappeler aussi que ce que dit l'autre le renvoit à lui-même, se mettre en empathie avec soi-même et avec l'autre.

lundi 25 janvier 2016



Accueillir


Savons-nous accueillir l'autre tout entier, pour ce qu'il est, sans le juger, sans a priori, sans comparer avec sa propre expérience ?

Juste écouter, accueillir son besoin, sans lui apporter des solutions, sans chercher à tout retenir et analyser, sans agir, sans interpréter, sans préparer ses réponses.


L'accueillir dans sa différence, accepter qu'il puisse exister d'autres façons de penser, de réagir que la nôtre, sans pour autant décider si l'une est meilleure que l'autre.

Accueillir, recueillir, sans poser d'étiquette, avec ouverture, concentration, disponibilité et bienveillance (rien que ça !).

Remarquer comme nous sommes différents et comme cela peut-être riche.

"Souvenez-vous que tout ce qu'il a en tête est là-bas et que vous êtes ici, présent mais distinct du flux de ses pensées et de ses sentiments" Le cerveau de Bouddha, Rick Hanson et Richard Mendius.

Ecouter pleinement, c'est un peu comme appliquer la pleine conscience mais en se tournant vers l'autre.

J'ai découvert un joli poème sur ce thème :

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Accorde-moi seulement quelques instants
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne me bombarde pas de conseils et d’idées
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés
Manquerais-tu de confiance en mes capacités?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser
Je croirais que tu ne comprends pas
L’importance de ce que je vis en moi

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d’approuver
Si j’ai besoin de me raconter
C’est simplement pour être libéré

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne m’interromps pas pour me questionner
N’essaie pas de forcer mon domaine caché
Je sais jusqu’ou je peux et veux aller

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Respecte les silences qui me font cheminer
Garde-toi bien de les briser
C’est par eux bien souvent que je suis éclairé

Alors maintenant que tu m’as bien écouté
Je t’en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour je t’écouterai


 Par Jacques Salomé

jeudi 14 janvier 2016

S'arrêter sur le beau et s'en imprégner

On s'habitue facilement aux belles choses, tellement facilement qu'on en oublie d'y prêter attention.

En vélo par exemple, je croise un arbre majestueux, si j'ai de la chance, je le remarque, je me dis "waouh" et hop, je passe à autre chose, je continue mon chemin. Que faire d'autre ?

Et si je m'arrêtais, et si je prenais le temps de "m'ennuyer" en le regardant. Contempler ce bel objet, et m'impregner physiquement de toutes les sensations que m'inspire cet objet. Quelle est sa couleur, la texture, l'odeur ? Qu'est ce que ça veut dire quand je trouve qu'il sent bon ? Comment je me sens face à cet objet ? Puis-je le redécouvrir avec un regard neuf et éprouver de la gratitude ?

S'imprégner un peu plus encore de ce moment de bonheur et tant pis si les gens autour me trouvent bizarre. Laisser résonner en soi.

Ça marche bien avec tous les objets de la nature qui peuvent nous surprendre par leur complexité. Une fleur par exemple, un coucher de soleil... Mais aussi, une photo, une peinture, une musique...

mercredi 6 janvier 2016


Les étiquettes sont pour les bocaux...

C'est rassurant de coller des étiquettes sur les gens, c'est pratique, ça simplifie le traitement de l'information.

Mais comme c'est enfermant !

Il paraît même que quand on colle une étiquette à un enfant, il fera tout pour satisfaire ses parents et correspondre à cette étiquette, à cette "attente". Imaginons les dégâts quand on dit que cet enfant est turbulent, anxieux, fragile, maladroit...

Bref de tout façon, c'est très limitant. Nous sommes des êtres vastes, plein de ressources, ressources que nous découvrons tout au long d'une vie. Nous pouvons décider d'être tout ce que nous voulons. Ne présageons pas de ce que nous serons demain.

Un exemple pour s'en sortir : 
On dit de toi que tu es très studieux et ça te pèse ? Objectivement, qu'est ce qui illustre ce qualificatif ? Et surtout, qu'est ce qui, au contraire, vient contrebalancer ça ? Que pourrais-tu faire aujourd'hui pour te "prouver" que tu es bien plus ça ? quelle "folie" pourrais-tu faire aujourd'hui ?

Ma première résolution de l'année : 

Je choisis de ne pas étiqueter ni moi ni les personnes que je rencontre afin de garder ouvert tous les potentiels.

0 jugement, juste de l'observation au présent !

Chiche !

Pour aller plus loin :
 - un article inspirant sur internet : http://anti-deprime.com/2015/11/26/pourquoi-il-faut-se-mefier-des-gens-qui-disent-bien-vous-connaitre/
- Livre de Kabat-Zinn, "Etre parent en pleine conscience", chapitre "Discernement et jugement"